Quand on parle des patrons, j’ai souvent l’impression qu’on parle surtout de ceux qu’on voit dans les médias.
Des dirigeants de grands groupes, des rémunérations qui font les gros titres, des actionnaires, des plans sociaux… Tout cela existe. Mais ce n’est pas la réalité de la majorité des patrons de TPE et PME que je connais.
Dans une petite entreprise, le patron est généralement dans l’entreprise tous les jours. Il connaît ses clients, ses salariés et les problèmes du moment. Un encaissement qui tarde, une absence imprévue, un contrat qui ne rentre pas, un investissement à décider…
Et quand la situation devient incertaine, il ne peut pas simplement regarder ailleurs.
Il y a aussi une confusion que je constate régulièrement autour de l’argent.
Chiffre d’affaires, bénéfice, trésorerie et rémunération du dirigeant ne sont pas la même chose.
Quand une entreprise facture 100, son patron ne gagne pas 100. Il y a les salaires, les charges, les fournisseurs, les locaux, les investissements, les impôts et tout ce qu’il faut financer pour continuer à faire tourner l’entreprise.
Malheureusement non, tout ce qui rentre ne finit pas dans notre poche.
Je ne dis pas ça pour défendre les patrons quoi qu’ils fassent. Nous avons notre part de responsabilité. Un dirigeant qui n’écoute plus ses équipes, communique mal ou se coupe du terrain peut parfaitement mériter les critiques qu’on lui adresse.
Mais il y a une différence entre diriger une entreprise dont on est propriétaire et diriger un grand groupe en tant que salarié. Les responsabilités peuvent être importantes dans les deux cas, mais les risques et les gains ne sont pas les mêmes.
C’est surtout cet amalgame qui me gêne.
On peut critiquer les patrons. Mais encore faut-il savoir de quels patrons on parle.





